mardi, juin 03, 2008

Froide comme Elle

La vérité ?
Je me sens coupée du reste du monde. Ou est-ce la part d'humanité que j'ai coupé en moi ?

Et je n'arrive pas à me convaincre vraiment d'avoir eu tort. Pas assez.

Aujourd'hui, je contemple de loin l'univers dans lequel j'ai échoué, comme par hasard, et je ne peux que constater l'abondance de ces émotions que je ne désire pas vivre... À d'autres, la rage, la peine, l'amertume, comme le vecteur d'érosion de l'âme ! Je préfère encore vivre avec mon coeur froid, en sourdine.


Ne me demande pas d'écouter mon coeur; j'ai peur de perdre espoir devant un si brillant silence...
Tu me crois ressuscitée, n'est-ce pas ? Et même si je voudrais te donner raison, juste pour te faire plaisir, parce que, sans doute, tu fais tous les efforts nécessaires et que, sans doute, tu mérites une pause- tout de même, il n'en est rien. Mes lèvres bleuissent sous les fards, et si je reste intacte, sans dépérir, c'est que je suis déjà si froide...

Laissez-moi partir.
Marielle ?

Donnez-moi votre compréhension, votre amour - bercez-moi, bercez-moi encore, comme une enfant - donnez-moi votre amour, votre compréhension.
Et votre bénédiction.

Amen.